Zoom sur la 11ème biennale de Lyon

Le 31 décembre 2011 s’est terminé la 11ème biennale d’art contemporain de Lyon, qui avait débuté le 15 septembre dernier.

Le titre de cette année est extrait du poème Pâques 1916 de W.B. Yeats; on a choisi « Une terrible beauté est née« … et quel choix! Lisez vous-même:

Je les ai rencontrés à la fin du jour
Venez avec les visages vifs
Du compteur ou du bureau parmi le gris
maisons de Dix-huitième-siècle.
J’ai passé avec un signe d’assentiment de la tête
Ou mots sans signification polis,
Ou se sont attardés pendant quelque temps et ont dit
Mots sans signification polis,
Et pensé avant que j’aie fait
D’un conte de raillerie ou d’une moquerie
Svp à un compagnon
Autour du feu au club,
Étant certain qu’eux et I
Mais vécu où l’habit bariolé est porté :
Tous changés, changé tout à fait :
Une beauté terrible est soutenue.

Les jours de cette femme ont été passés
Dans le good-will ignorant,
Ses nuits dans l’argument
Jusqu’à sa voix s’est développé aigu.
Quelle voix plus douce que le sien
Quand, jeune et beau,
Elle est montée aux harriers ?
Cet homme avait gardé une école
Et est monté notre cheval à ailes ;
Ces autres son aide et ami
Entrait en vigueur son ;
Il pourrait avoir gagné la renommée à la fin,
Si sensible sa nature a semblé,
Si audacieux et bonbon sa pensée.
Cet autre homme que j’avais rêvé
Un lout ivre et vainglorious.
Il avait fait le mal le plus amer
À certains qui sont près de mon coeur,
Pourtant indice I le dans la chanson ;
Il, aussi, a démissionné sa partie
Dans le comédie occasionnel ;
Il, aussi, a été changé à son tour,
Transformé tout à fait :
Une beauté terrible est soutenue.

Coeurs avec un seul but
Par l’été et l’hiver semblez
Enchanté à une pierre
Pour préoccuper le jet vivant.
Le cheval qui vient de la route.
Le cavalier, les oiseaux qui s’étendent
Du nuage au nuage croulant,
Minute par minute où ils changent ;
Une ombre de nuage sur le jet
Les changements minutent par minute ;
Un cheval-sabot glisse sur le bord,
Et plashes d’un cheval dans lui ;
Le piqué long-à jambes d’amarrer-poules,
Et poules à l’appel d’amarrer-robinets ;
Minute par minute ils vivent :
La pierre au milieu de tous.

Désirent ardemment aussi un sacrifice
Peut faire une pierre du coeur.
O quand peut il suffisent ?
C’est la pièce du ciel, notre partie
Pour murmurer nom sur le nom,
Comme une mère appelle son enfant
Quand le sommeil enfin est venu
Sur les membres qui avaient couru sauvage.
Qu’est-lui mais la tombée de la nuit ?
Non, non, pas nuit mais mort ;
Était-ce la mort inutile après tous ?
Pour l’Angleterre peut garder la foi
Pour le tout ce qui est fait et dit.
Nous savons leur rêve ; assez
Pour les connaître ont rêvé et sont morts ;
Et ce qui si excès de l’amour
Déconcerté leur jusqu’à ce qu’ils soient morts ?
Je l’écris dehors dans un vers -
MacDonagh et MacBride
Et Connolly et Pearse
Maintenant et à temps d’être,
Là où le vert est porté,
Sont changés, changé tout à fait :
Une beauté terrible est soutenue.
Si l’on se penche sur ce poème et que l’on explore les dessous des lignes, on comprend alors qu’il traite de la contradiction, de la tension et la force du paradoxe. La thématique était ainsi donné.
Cette exposition était alors plus qu’une simple biennale mais une invitation à la réflexion sur l’état actuel du monde et des arts.

78 artistes présentaient leurs talents, parmi eux Gabriel ACEVEDO VELARDE, René GABRI, Edgar MORIN, Ayreen ANASTAS, François BUCHER, Augusto DE CAMPOS ou encore Pierre BISMUTH…

Les oeuvres, exposées sur 13 000 mètres carrées, ont attiré près de 200 000 visiteurs. L’influence est énorme; les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>